Terminal Windows est une application hôte moderne pour les interpréteurs en ligne de commande que vous appréciez déjà, tels que l’invite de commandes, PowerShell et bash (via Sous-système Windows pour Linux (WSL)). Ses principales fonctionnalités comprennent un affichage multi-onglet, des volets, une prise en charge des caractères Unicode et UTF-8, un moteur de rendu de texte accéléré par GPU, ainsi que la possibilité de créer vos propres thèmes et de personnaliser le texte, les couleurs, les arrière-plans et les touches de raccourci.
Je veux bien, mais si les utilisateurs de Windows appréciaient autant l'invite de commande — j'ai toujours adoré cette appellation — et PowerShell, pourquoi faudrait-il une surcouche cosmétique pour titiller leur désir de s'en emparer ?
Depuis presque 30 ans que Windows a tout fait pour associer informatique et interface graphique, il ne faut pas s'étonner que certains de ceux qui osent s'aventurer du côté de Linux — parfois poussés par l'obsolescence annoncée-programmée de leur matériel — pensent que le terminal est la pire des choses en matière d'ergonomie et répètent à l'envi que "Linux, c'est que des lignes de commande"...
Mais les choses pourraient bientôt changer :
En attendant, oubliez les idées reçues !
Le terminal, sous Linux, ce n'est pas obligatoire, ni forcément sexy, mais c'est... comment dirai-je ? Utile, tout simplement, et au quotidien.
Pour en être convaincu, le mieux, c'est encore d'essayer...
♦♦♦
Pas besoin de fouiller dans le menu principal ou de taper "ter" dans la boîte de recherche pour lancer le terminal, "CTRL Alt t" suffit — vous allez vite mémoriser cette combinaison de touches.
Allez, n'ayez pas peur, faites "CTRL Alt t" et tapez :
Code : Tout sélectionner
apt moo
— Oui, je vous expliquerai "apt" plus tard...
Tapez maintenant cette ligne, et regardez ce qui se passe :
Code : Tout sélectionner
sudo apt update
Vous venez d'actualiser la liste des paquets installés sur votre ordinateur pour vérifier par comparaison si de nouvelles versions sont disponibles.comment faire en deux lettres
Pour cette prise de contact, ce serait bien qu'il y en ait, mais même si ce n'est pas le cas, tapez :
Code : Tout sélectionner
sudo apt upgrade
Les mises à jour éventuelles s'installeront en toute transparence. (1)
Et tout ça en six "mots". (2)
Pas mal, non ?
Récapitulons :
- Le terminal se lance avec trois doigts et il est immédiatement prêt à l'action.
- Même si elles sont pour partie en anglais, les commandes ont un sens :
- update = mise à jour, actualisation
- upgrade = mise à niveau, mise à jour.
- update = mise à jour, actualisation
- On suit le déroulement des processus, on bénéficie d'explications, de conseils, et de messages d'erreur le plus souvent exploitables. (3)

- Si vous vous laissiez convaincre de faire régulièrement ce que vous venez de faire, vous pourriez désactiver la recherche automatique de mises à jour.
- Les ordinateurs aux moyens modestes seraient plus rapidement en action et vous maîtriseriez les mises à jour — avez-vous déjà oublié celles de Windows qui engluaient votre ordinateur quand vous aviez justement besoin de travailler ?
- Et, bien sûr, ce n'est pas aussi compliqué que vous le pensiez.
Restons-en là pour l'instant sur ce bilan raisonnablement positif et sortez vous aérer, il fait beau : (4)
Code : Tout sélectionner
apt moo moo moo
Certes, mais pourquoi passer par une interface graphique dans ce cas ?
